Sur la fresque les deux Apôtres St Jean et St Paul figurent revêtus du même manteau rouge et tunique blanche, ils tiennent à la main pour St Jean le rouleau de parchemin de ses écrits (Évangile, Épitres et Apocalypse) et pour St Paul la lettre aux Ephésiens : « Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. Ainsi vous serez capables de comprendre, avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… Vous connaîtrez ce qui surpasse toute connaissance : l’amour du Christ » .
Et les deux apôtres sont caractérisés par les attributs traditionnels que leur donne l’iconographie chrétienne : St Jean est imberbe comme étant le plus jeune des apôtres, et St Paul porte le glaive dont on pense qu’il fut décapité. Le manteau rouge rappelle leur martyre, et la tunique blanche est le vêtement de ceux qui suivent l’Agneau dans l’Apocalypse.
St Jean figure dans la fresque pour avoir tant parlé de l’amour de Dieu, et avoir reposé sur la poitrine du Christ lors de la dernière scène, aussi parce que Jésus l’a donné particulièrement comme protecteur à Ste Marguerite-Marie, et celle-ci rapporte l’apparition de 1673 le jour de St Jean l’Évangéliste. Quant à St Paul, il est présent ici justement pour cette lettre aux Ephésiens qui célèbre si bien l’amour du Christ.
Si l’on a osé insérer le père péruvien Mateo Crawley-Boevey parmi les saints canonisés de la fresque, c’est pour rappeler son zèle apos-tolique, en Amé-rique latine et jusque chez nous : son œuvre pour introduire l’icône du Cœur de Jésus dans les maisons pour qu’elle y reçoive l’hommage des familles. On peut remarquer que s’il paraît avoir un nimbe autour de la tête, celui-ci n’est pourtant pas une auréole : il n’est pas actuellement béatifié et c’est juste pour pouvoir écrire son nom.bouton sortie de documentation complémentaire