Voilà Marguerite écartelée entre ses anciennes promesses (mais après tout n’était-elle pas alors qu’une enfant, sans bien comprendre ce qu’elle disait ?) et ce qu’on lui présente aujourd’hui comme son devoir. C’est alors que Jésus va intervenir : Il lui fait comprendre qu’il « est le plus beau, le plus riche, le plus puissant, le plus parfait et accompli de tous les amants » (A § 24) et que c’est lui-même qui la poussait jadis à offrir totalement sa personne et sa vie. Comment le lui dit-il ? nous ne le saurons pas. Il ne s’agit sûrement pas à ce moment-là de visions comme en aura Ste Bernadette à Lourdes ou Ste Catherine à la Rue du Bac. Mais depuis sa petite enfance il est sûr que Marguerite a une sensibilité toute spéciale aux affaires de Dieu et perçoit mystérieusement ce qu’Il veut lui communiquer.
Heureusement à cette époque Marguerite est fortifiée de la grâce sacramentelle de la Confirmation, et y devient “Marguerite-Marie” par sa volonté de se placer plus visiblement sous la protection de la Sainte Vierge. Dès lors elle n’hésite plus et déclare fermement sa vocation à sa famille.
À l’époque seul l’évêque donnait le sacrement de confirmation : il fallait attendre qu’il vienne dans la paroisse… quand on habitait un village, on pouvait tout aussi bien attendre durant quinze ans !


