La communauté est enfin touchée par la grâce de Dieu, et la longue patience de Sr Marguerite-Marie récompensée. Plusieurs sœurs s’étaient montrées jusque-là très opposées à cette “nouvelle forme de dévotion” ; or elle estimait beaucoup certaines d’entre elles particulièrement ferventes, cela la peinait d’autant.
Soudain, changement !
On apprend que les 2 anciennes supérieures, dans leurs monastères respectifs, répandent images et prières. Et voilà la plus opposée des sœurs qui organise le 21 juin 1686, pour toute la communauté, une petite fête en l’honneur du Sacré-Cœur. Et l’on ne s’en tient pas là, c’est à qui aura les meilleures idées. On décide alors de faire peindre un grand tableau montrant le Cœur de Jésus. Rapidement l’argent réuni dépasse les espérances, et la supérieure conclut qu’on fera construire une chapelle dans le jardin, où l’on placera ce tableau.
Elle est solennellement bénie le 7 septembre 1688, le tableau accroché. Sr Marguerite-Marie exulte… et reste trois heures en extase dans cette chapelle. Personne n’ose la sortir de ces célestes entretiens.

Ce que proposait Sr Marguerite-Marie avait paru en effet très nouveau à ses sœurs : célébrer la fête du Sacré Cœur, les 1er vendredis du mois, etc. Et souvent le Seigneur avait dû l’encourager à persévérer, et la consoler devant les rejets et retardements :