Rentrée à la ferme des Janots (c’est le domaine familial au bourg de Verosvres, où elle est née), elle est soignée avec dévouement par sa mère durant trois longues années. Et ne bougeant pas de son lit, elle ne se rend pas compte alors de l’étendue des incompréhensions et difficultés familiales.Dans cette immobilité forcée, sa vie spirituelle s’approfondit. Elle lit beaucoup les vies des saints, voudrait en trouver de commodes à imiter, car c’est bien le désir de la sainteté qui l’habite.
Elle s’adresse plus volontiers à la Sainte Vierge qu’à Dieu lui-même. En effet la piété à l’époque est austère et l’on parle bien plus souvent d’un Dieu juge que d’un Dieu bon…Ici s’enracinent des attitudes spirituelles qui seront des constantes de sa vie , mais elles évolueront fortement, peu à peu, plus tard.


