”C’est alors qu’elle va décider, non plus de subir, mais de choisir la situation qu’il lui faut vivre : les personnes qui la font souffrir elle les considèrera désormais comme “les meilleures amies de mon âme” = celles qui vont lui permettre de s’exercer à l’obéissance et au renoncement de la vie monastique qu’elle désire en secret (et qui lui paraît bien difficile) … Et aussi elle décide de sortir d’elle-même, de soigner des pauvres gens, de réunir des enfants voisins pour leur parler de Dieu.
Hélas les 2 frères aînés meurent de maladie. Pourtant l’atmosphère familiale va bien changer. Chrysostome, le 3ème frère, se marie en 1666 ; il est juge de la Seigneurie du Terreau comme son père, établit son foyer dans le pavillon de maître où ils vivaient autrefois, et devient dès lors protecteur de sa mère et sa sœur. Celle-ci est aux y eux du pays “un bon parti” dans tous les sens du terme, la jeunesse se réunit à la maison et sa mère rêve au mariage de Marguerite : cela lui permettrait à elle d’échapper définitivement à ses persécuteurs ! Plusieurs familles verraient bien Marguerite comme épouse pour leur fils : les demandes en mariage se présentent, et l’on impose à Marguerite de rencontrer les jeunes gens …dont elle ne veut pas ; alors elle sait les éconduire, gracieusement sans froisser personne. Mais elle se trouve apparemment devant un conflit de devoir :tous l’assurent qu’elle doit se marier, et même le curé de la paroisse veut la convaincre que ce serait abandonner sa mère, voire causer sa mort, que d’entrer au couvent !


