Si les premières supérieures ont été fort prudentes avant d’admettre la réalité des Apparitions, il n’y en a pourtant pas une seule à s’être montrée défiante envers sœur Marguerite-Marie. Elle a été élue 3 fois de suite Assistante de communauté, vote majoritaire à bulletins secrets après proposition de la supérieure : chaque fois pour 3 ans, même si le 1er mandat s’est trouvé interrompu par sa nomination de maîtresse des novices, et le 3ème par sa mort. À noter de plus que les 2 supérieures précédentes, parties gouverner d’autres monastères, ont tenu chacune à rester en relation épistolaire avec elle toute sa vie, n’hésitant pas à lui demander conseil.
Peu à peu les sœurs qui s’opposaient à elle ont été gagnées. À présent la communauté dit : “ C’est un des sujets les mieux conditionnés pour réussir à tout.” (P I 456)
On peut mesurer par là l’inanité des propos de certains auteurs, notamment fin XIXè-début XXè siècle au moment de la virulente polémique anti-cléricale en France, et de l’irritation provoquée chez plusieurs par la construction de la Basilique du Sacré-Cœur sur la colline de Montmartre : en s’acharnant sur “Marie Alacoque”, comme ils disaient, ils ont voulu faire croire que ses supérieures et ses sœurs l’avaient considérée toute sa vie comme une personne déséquilibrée. Historiquement, c’est impossible à soutenir.Livres du temps, destinés à l’assistante, qu’elle a pu avoir entre les mains. Elle a été assistante une 1ère fois à la mi-mai 1684, puis en continu depuis mai 1687 jusqu’à sa mort.