La construction du Sacré-Cœur de Montmartre fit couler beaucoup d’encre pendant tout le temps du chantier, de 1875 à 1923. Elle fut portée par la piété de près de 10 millions de fervents donateurs …face à l’exaspération de libres-penseurs et anticléricaux de tous bords qui tentèrent vingt fois de l’arrêter, ou à défaut de la transformer en tout autre chose (Palais du Peuple, avec spectacles, théâtre, expositions etc.). Son histoire est mouvementée. Les détracteurs s’acharnèrent à vouloir ridiculiser l’Église, affirmant qu’elle construisait ce gigantesque monument sur les prétendues visions d’une folle. Tous les moyens furent bons pour accréditer la thèse… au mépris complet de l’esprit scientifique dont ils prétendaient se réclamer. (voir « vrais et faux visages »)

Ce que l’on sait moins c’est que Ste Marguerite-Marie est présente partout dans la basilique : ses reliques dans le maître-autel, la chapelle latérale qui lui est consacrée, sa statue grandeur nature à l’entrée, elle figure aussi dans 3 grandes verrières (les vitraux) dont elle est le sujet central, dans la grande mosaïque du chœur, dans 2 autres grandes mosaïques, son nom est donné au gros bourdon bien connu des parisiens (« Françoise-Marguerite »), et elle est même présente en bas-relief dans le clocher ! La grande plaque gravée, ci-contre, nous indique pourquoi ce déploiement ; cette plaque est située dans la nef, à hauteur de l’entrée de la librairie.